Pas de travail, pas de problème

C’est le titre du reportage d’Envoyé Spécial d’hier soir et dans lequel je retrouve The Célinette, amie blogueuse (avec qui j’ai partagé entre autre l’expérience Solidays deux années de suite). 
Mais de quoi ce reportage (que tu peux retrouver et à regarder à partir d’environ 46 minutes) nous parle? Il parle d’un concept qui est étranger à la majorité des français, et qui est né aux Stasunis d’Amérique sous le nom de Funemployement. Ce mot barbare vient de la contraction de fun et unemployement. Une nouvelle philosophie qui décomplexe la période où l’on n’est pas salarié.  
Aujourd’hui, je suis dans cette situation. J’ai quitté mon travail cet été, sans me retourner, sans culpabilité. J’ai répondu à des annonces et envoyé des candidatures spontanées, mais mon but n’était pas de quitter un travail pour en trouver un autre.
*digression*

Petit parallèle « amoureux ». Certaines personnes ont besoin de temps après une relation avant de se lancer dans une autre, pour se retrouver, savoir ce que l’on veut, ce que l’on recherche, pour ne pas se retrouver face à des situations où l’on se retrouvera face à son mal-être… 
*digression*
GRESSION (ta gueule)
Et pourquoi ça ne pourrait pas être le cas du travail? 
En France, il y a cette idée que quelqu’un qui est déclaré comme « chômeur » ou « sans-emploi » (deux termes que je n’apprécie pas, par leur connotation négative) est une feignasse qui fusionne avec son canapé, devant son poste de télévision ; tu deviens un parasite pour la société (« c’est moi qui paie tes allocations », connasse j’ai envie de te dire que je paie aussi des impôts), un bon à rien et de toute façon « si tu trouves pas du travail c’est que tu t’en fous »… 
Ma période « non salariée » (j’ai envie de l’appeler comme ça), je l’ai voulu, je l’ai pensé, je l’ai calculé. Je suis honnête avec moi même, et si aujourd’hui j’ai l’impression d’être en phase avec moi même c’est que je me regarde dans la glace et que j’aime ce que je fais. Je n’ai pas envie de retrouver un emploi où je ne serai pas fière de ce que je fais, et qui ne serait pas en phase avec ma philosophie de la vie (comme mon dernier emploi… et aussi ceux qu’on me propose).
Finalement, je me consacre à mon BTS par correspondance, je fais des projets, je m’occupe de moi. Toutes ces petites choses que je n’avais pas le temps de faire (aller voir des expos, aller au ciné…) je les fais. Et ce n’est pas parce que je suis Chez moi (lieu que j’ai rebaptisé « l’atelier »… à la place de « cage à lapin » c’est plus classe), que je n’ai rien à faire… alors arrêtez de m’appeler pour me demander si je veux prendre un café l’après midi… j’ai des choses à faire diantre!
Alors oui, j’ai un budget plus serré. Mais l’important n’est-ce pas au final d’être bien dans sa peau?
Tout ça pour dire que je suis contente de voir que je ne suis pas la seule à vivre de façon décomplexée ma période « non salariée », que j’aime ce concept de Funemployement (merci les Ricains), et que merde! sortons du « pour être heureux, allons travailler ». 

Une réflexion sur “Pas de travail, pas de problème

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