Je ne te dirais jamais Adieu

Il y a des jours où la réalité nous rattrape, nous ramène à notre nature humaine, au fait que nous sommes éphémères ici. Aujourd’hui, je me suis repris une gifle, un brusque retour sur terre. Un coup de fil, quelques mots, on raccroche. Et l’un d’eux résonne péniblement en tête. Les larmes montent, tout s’écroule. Non, je ne veux pas.

Plus de peur que de mal, mais la peur, à elle seule, blesse plus que la réalité. Peur qu’elle parte, comme elle a manqué le faire à plusieurs reprises. Chaque année, un appel « Maman est à l’hôpital ». Chaque année la même peur, « est-ce la dernière fois que je la vois? ». Chaque année, un brusque retour à la réalité.

Ne pars pas maman, reste avec moi. J’ai peur du noir sans toi. Ne t’en va pas.

Aujourd’hui, pas d’infarctus, pas de risque de disparaître à tout jamais d’ici. Non, juste une colonne vertébrale qui ne veut plus fonctionner. Une vertèbre cassée. Toute activité interdite. Et ce n’est pas fait pour s’améliorer. Le fauteuil qui roule en ligne de mire, je ne veux pas la voir comme ça.

Ne pas se laisser abattre. Trouver un remède, une solution là où les médecins n’ont que les mots « il faut attendre » à la bouche.

Entre révolte et peur, mon amour de la « médecine de charlatans » augmente de plus en plus.

Maman, je t’aime. J’ai besoin de toi.

3 réflexions sur “Je ne te dirais jamais Adieu

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