Arrêtons de porter des œillères…

Je ne poste plus très régulièrement ces derniers temps parce qu’un baobab a élu domicile dans la paume de ma main… pas très pratique pour écrire. Mais c’est entre les branches entrelacées de cet arbre, que j’ai décidé de tirer mon coup de gueule du jour. Et sur un sujet qui peut paraître bateau… Ce post vient en réaction à un article que j’ai lu aujourd’hui dans le journal Le Monde relatant les réactions des lecteurs quant au projet de M. Darcos de mettre en place un système de médaille pour les meilleurs bacheliers. Il y a des réactions de tout genre. Vous avez ceux qui disent que c’est bien, d’autres pour qui c’est mal, et d’autres qui critiquent tout dans ça globalité. Ma réaction vient de plusieurs commentaires disant que en gros, qu’il ne fallait pas instaurer l’esprit de compétition aux enfants pouvant blesser les mauvais (j’emploie délibérément le terme de « mauvais » ici parce qu’il faut appeler un chat un chat et que quand quelqu’un est nul…ça sert à rien de lui dire qu’il est bon !), que plus tôt que de mettre en jeu des médailles pourquoi ne pas proposer aux jeunes des emplois et un avenir rose dans ce qu’ils auront choisi… Bref, des réactions de « gauche-caviar » comme je dirai. Je ne suis pas en accord avec cette idée pseudo-politico-démago-envied’avenir.com, mais je ne suis pas contre pour autant.

Mon constat est le premier. Ce n’est pas en disant à un enfant qu’il est bon alors que ce n’est pas vrai, ce n’est pas en ne lui donnant pas l’envie de devenir le meilleur, qu’il deviendra bon. Au contraire, c’est s’enfoncer dans la médiocrité la plus gerbante que de se voiler la face et se dire que tout est bien dans le meilleur de monde. Je ne dis pas que la compétition est bonne dans tous les cas, mais il faut donner aux autres (enfants comme adultes) a dépasser ses limites, aller plus loin pour progresser en permanence, sinon vous restez au stade embryonnaire et totalement stupide de la capacité intellectuelle d’une amibe.

Mon second constat et le principal en fait, est que certain rêve d’un monde idéal où tout le monde pourrait faire le métier de ses rêves. Je n’ai peut-être que 24 ans, mais j’ai appris pas mal de choses. Et une chose est sure, même si l’on peut faire ce que l’on veut (envie de ne pas dormir, envie de manger gras, envie de faire l’amour avec des inconnus…) on ne choisit pas son métier. Certains (et ils sont peu nombreux) y parviennent. Pour cause de talent, de rencontres, de pistons ou tout autre raison. Moi je n’ai pas eu cette chance. J’exerce un emploi intéressant, mais dans un milieu qui n’est pas celui pour lequel je suis faite. J’entends souvent autour de moi : « il n’est pas encore trop tard pour que tu fasses enfin ce que tu veux ! » oui c’est facile à dire… mais ce que je veux faire est « bouché »… Il y a beaucoup d’appeler et très peu d’élus. Alors quel intérêt de se lancer dans une aventure à l’issus de laquelle je suis certaine de sortir perdante (certains diront que je ne pourrais pas avoir le regret de ne pas essayer… je suis d’accord avec cette philosophie mais je m’égare).
Actuellement, lorsque l’on demande à des jeunes (collégiens/lycéens) ce qu’ils veulent faire, la majorité des emplois prononcés figurent dans une palette étroite et souvent fantasmée. Les images que nous proposent les médias sur certaines fonctions sont très souvent totalement romancées, bien présentées, enrubannées, et prè-digérées pour que nous les acceptions comme telles (à l’image romancée de la police au travers des séries françaises et américaines, etc.). Et bien souvent, les parents entretiennent ce fantasme, car il est beaucoup plus gratifiant d’imaginer son enfant médecin ou juge d’instruction que maçon ou plombier. Et pourtant ce n’est pas dans ces premières filières que votre enfant aura le plus d’avenir. Car vos et leurs fantasmes d’avenir ne répondent pas du tout (mais VRAIMENT PAS DU TOUT) à la réalité du marché ! Si je faisais les (oui, il y en a plusieurs) métiers de mes rêves, je serai ébéniste, ou bien meneuse de revue, ou bien sociologue, ou bien anthropologue… Et finalement je travaille dans la finance. Alors qu’on arrête de nous rabâcher que tout est possible puisque ce n’est pas vrai et que cela l’est de moins en moins.

Retirons nos œillères et faisons en sorte que nos (vos) enfants soient des personnes responsables, combattantes, voulant toujours progresser et être meilleures, et surtout soient utiles, à défaut de faire et former les assistés et autres handicapés sociaux qui parasitent la société.

PS : je pense que ce post va en faire peut être réagir quelques-uns… Tant mieux !

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